Escrocs mais pas trop

Sandra Hüller, Max Riemelt, Ronald Zehrfeld et Peter Kurth.

A l’instar de Goodbye, Lenin !, comédie à succès que signait Wolfgang Becker il y a une vingtaine d’années, Two to One (La Belle affaire), de Natja Brunckhorst, prend pour toile de fond la réunification de l’Allemagne. Inspirée de faits réels, l’histoire a pour cadre Halberstadt, petite ville d’ex-RDA, en juillet 1990. Alors que la crainte des lendemains qui déchantent gagne une partie de la population qui se retrouve sans emploi, un trio emmené par Maren (Sandra Hüller), une femme peu disposée à s’en laisser conter, découvre que les billets de banque est-allemands voués à la destruction sont entreposés dans un bunker de l’armée tout proche. S’ils décident aussitôt de dérober le magot pour en faire profiter leur petite communauté, le temps est toutefois compté, la conversion de marks est-allemands en Deutsche Mark n’étant possible que pendant quelques jours, après quoi ils seront irrémédiablement périmés…

Au confluent du film de casse et de la comédie sociale à l’anglaise, La belle affaire imbrique petites et grande histoire, restituant l’humeur de l’époque pour naviguer à la suite de cette bande de bras cassés entre élans collectivistes et tentation consumériste. Si le scénario est un peu lâche et la mise en scène transparente, le résultat n’en est pas moins réjouissant, l’épatante Sandra Hüller (vue notamment dans The Zone of Interest et Anatomie d’une chute) confirmant qu’aucun registre ne lui résiste, pas même celui de la comédie feel good aux accents nostalgiques.

Two to One

Comédie sociale de Natja Brunckhorst. Avec Sandra Hüller, Max Riemelt, Ronald Zehrfelt.

cote: 3/5

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